# Créer ou refaire une boutique en ligne

> Le reste de ce site parle de boutiques qui existent déjà et qui vont mal. Cette rubrique parle d’avant : choisir une plateforme, savoir ce qu’on va payer, préparer ce qu’on doit fournir, et décider si une refonte est vraiment la bonne réponse. Elle dit aussi, page par page, dans quels cas je ne suis pas la solution.

- Source canonique : [https://allaux.fr/creation](https://allaux.fr/creation)
- Langue : FR
- Dernière mise à jour : 2026-08-02

## La plateforme se choisit sur le catalogue, pas sur le design

Presque toutes les demandes de création que je reçois commencent par une question d’apparence : un thème, une page d’accueil, une identité. C’est la partie la moins déterminante. Ce qui décide de la plateforme, c’est la forme de ce que vous vendez : combien de références, combien de variantes par référence, combien de tarifs différents pour un même produit, combien de transporteurs, et si un logiciel de gestion doit parler à la boutique.

PrestaShop — souvent abrégé en « presta » dans les demandes que je reçois — est conçu autour du catalogue structuré : déclinaisons, prix par groupe client, règles de transport, TVA multiple, multiboutique. WooCommerce est une extension de WordPress : il excelle quand le contenu éditorial pèse autant que la vente, et il coûte en extensions ce que PrestaShop coûte en hébergement. Shopify supprime le serveur et les mises à jour, mais vous louez tout et vous payez au mois chaque fonction ajoutée.

Aucune des trois n’est meilleure dans l’absolu. Ce qui existe, ce sont des catalogues pour lesquels l’une des trois coûte deux fois plus cher que les autres sur cinq ans.

## Les six décisions qui coûtent cher si on les prend trop tard

- La plateforme, choisie sur la structure du catalogue et sur qui administrera le backoffice au quotidien, pas sur la maquette.
- Le sort des adresses existantes en cas de refonte : sans inventaire préalable, le référencement acquis se perd le jour de la mise en ligne.
- Qui fournit le catalogue, sous quel format, et à quelle date. C’est la première cause de retard, très loin devant le développement.
- Les moyens de paiement et les comptes transporteurs : leur ouverture dépend de tiers, elle prend des semaines et elle ne s’accélère pas.
- Ce que vous possédez à la fin : domaine, hébergement, code, base, sauvegardes. Se décide au devis, jamais après.
- Le budget de maintenance de la deuxième année. Une boutique sans ligne de maintenance devient une boutique en panne.

## Une partie des projets n’a pas besoin d’un développeur

> Vingt produits sans déclinaison, un catalogue standard, aucun logiciel métier à connecter : une offre hébergée du marché fait le travail pour le prix d’un jour de développement, et un webmaster suffit pour l’entretenir. Le dire fait partie de mon travail — je préfère écarter un projet plutôt que de facturer une infrastructure que personne n’utilisera.

## Pages du site qui prolongent ce sujet

- **Développement sur mesure** — Ce que je développe réellement au-delà du paramétrage : modules, écrans métier, connexions. ([/services/developpement-sur-mesure](/services/developpement-sur-mesure))
- **Tarifs** — Comment je facture, au forfait ou à la journée, et ce qui fait varier une estimation. ([/tarifs](/tarifs))
- **Choisir son hébergement e-commerce** — Mutualisé, serveur dédié, infogéré : ce que chaque formule permet et ce qu’elle interdit. ([/guides/choisir-hebergement-ecommerce](/guides/choisir-hebergement-ecommerce))
- **Développeur PrestaShop** — Le détail de mon intervention sur la plateforme la plus représentée dans mes projets. ([/prestashop](/prestashop))

## FAQ

### Faut-il choisir la plateforme avant ou après la maquette ?

Avant, systématiquement. Une maquette dessinée hors contrainte produit des écrans que la plateforme ne sait pas rendre sans développement : un sélecteur de variantes qui n’existe pas, un filtre qui suppose un modèle de données absent, une page produit qui exige quatre dimensions quand la plateforme en accepte trois. Choisir d’abord évite de payer deux fois la même page.

### Peut-on commencer petit et changer de plateforme plus tard ?

Oui, mais le changement se paie. Une migration de plateforme, ce n’est pas un export suivi d’un import : il faut remapper le modèle produit, reconstruire les règles de prix et de transport, et surtout rediriger toutes les adresses vers les nouvelles. Commencer petit est raisonnable ; supposer que le changement sera gratuit ne l’est pas.

### Une refonte améliore-t-elle le référencement ?

Pas en soi. Une refonte déplace des adresses et modifie des contenus : par défaut elle fait baisser le trafic. Elle ne l’améliore que si la structure d’URL, les textes et la vitesse ont été traités comme des livrables du projet, avec un tableau de correspondance des anciennes vers les nouvelles adresses écrit avant la mise en ligne.

### Travaillez-vous avec des graphistes ou des agences ?

Je travaille seul sur la partie technique. Si une identité visuelle ou une rédaction sont nécessaires, elles sont produites de votre côté ou par un intervenant que vous choisissez, et je les intègre. Je préfère l’annoncer : un projet où l’on attend de moi la direction artistique commence sur un malentendu.

### Reprenez-vous un site commencé par quelqu’un d’autre ?

Souvent, oui, mais après lecture du code. Un site dont le cœur a été modifié directement, sans dépôt de sources ni environnement de test, coûte parfois plus cher à reprendre qu’à refaire. Je le dis avant de commencer plutôt que de le découvrir au bout de trois semaines.
