Quand faire appel à un développeur n’a pas de sens
Une partie des projets qui m’arrivent n’ont pas besoin de moi. Vingt produits sans déclinaison, un catalogue standard, aucun logiciel métier à connecter : une offre hébergée du marché fait le travail pour le prix d’un jour de développement. Le dire coûte des missions, mais moins qu’un projet livré à perte et abandonné six mois plus tard.
Sept situations où vous n’avez pas besoin d’un développeur
- Moins d’une cinquantaine de produits, sans déclinaison ou avec deux ou trois options simples. C’est exactement le format que les offres hébergées gèrent le mieux, et sans aucune administration serveur.
- Un seul transporteur, un seul taux de TVA, une seule zone de livraison. Le paramétrage natif suffit partout, et il ne demande pas d’intervenant.
- Aucun logiciel de gestion, aucune caisse, aucun entrepôt à synchroniser. Les intégrations sont la première vraie raison de développer ; sans elles, il n’y a rien à écrire.
- Personne en interne pour administrer un serveur, appliquer des correctifs ou surveiller des sauvegardes. Une plateforme auto-hébergée que personne n’entretient devient un site piraté, c’est une question de mois.
- Un besoin d’abord éditorial : présenter une activité, être trouvé localement, prendre des demandes de contact. La vente est secondaire, et un site de contenu classique fait mieux le travail.
- Un budget total inférieur à ce que coûte une journée de développement. Ce n’est pas un jugement : c’est une contrainte, et il existe des réponses correctes pour ce budget.
- Un projet dont personne ne sait encore s’il aura des clients. Valider la demande avec une boutique montée en quelques jours coûte moins cher que de découvrir l’absence de marché après un développement.
Ce qu’un webmaster fait mieux que moi, et moins cher
Il existe une confusion utile à lever. Beaucoup de demandes formulées comme « je cherche un développeur » décrivent en réalité un besoin d’entretien courant : ajouter des produits, mettre à jour des textes, changer une bannière, publier une page, vérifier que les mises à jour passent, répondre quand un formulaire ne part plus.
Ce travail existe, il est utile, et il n’a rien à voir avec du développement. Un webmaster ou un intégrateur le fait mieux qu’un développeur, parce que c’est son métier et parce qu’il le facture au bon prix. Me demander de saisir des fiches produits revient à payer un tarif de développement pour un travail de saisie — et je le ferai moins bien, parce que ce n’est pas ce que je fais tous les jours.
Le développeur devient utile à un moment précis : quand le comportement attendu n’existe pas dans l’outil et ne s’obtient par aucun réglage. Avant ce point, il coûte cher pour rien. Après ce point, il n’y a pas d’alternative.
Les cinq déclencheurs qui rendent un développeur utile
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Une règle métier qui n’existe nulle part
Un prix calculé sur des dimensions saisies par le client, une remise qui dépend d’un historique, un transport facturé au volume plutôt qu’au poids. Aucun réglage ne produit cela, aucune extension du marché non plus quand la règle vous est propre.
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Une connexion à un système extérieur
Logiciel de gestion, caisse, entrepôt, comptabilité, marketplace. C’est le motif le plus fréquent et le plus légitime : les données doivent circuler dans les deux sens, sans ressaisie et sans écraser ce qui compte.
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Un volume qui fait céder l’outil
Un catalogue qui ralentit le back-office, une page de catégorie qui met plusieurs secondes, un import qui n’aboutit plus. À ce stade, ce n’est plus du paramétrage, c’est de l’optimisation de requêtes et d’index.
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Une panne que personne ne sait expliquer
Erreur 500, commandes perdues, paiements qui n’aboutissent pas, site compromis. Il faut alors lire les journaux, la base et le serveur : c’est exactement ce pour quoi on appelle un développeur.
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Un empilement d’extensions devenu ingérable
Quinze extensions qui se marchent dessus, dont personne ne sait ce qu’elles font. Remplacer l’empilement par du code compris et maintenu redevient à ce moment-là l’option la moins chère.
Pages liées
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Coûts cachés des applications
Le revers d’une offre hébergée : l’addition mensuelle qui monte fonction par fonction.
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Acheter un module ou le faire développer
Le même arbitrage, appliqué à une fonctionnalité isolée plutôt qu’à un projet.
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Tarifs
Ce que coûte une journée, pour situer le seuil dont parle cette page.
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Maintenance et infogérance
L’alternative à un développement : entretenir correctement ce qui existe déjà.
Questions fréquentes
Une offre hébergée du marché peut-elle vraiment suffire ?
Est-ce risqué de commencer petit puis de migrer ?
Quel est le seuil à partir duquel un développeur devient rentable ?
Acceptez-vous les petits projets ?
Comment savoir dans quelle catégorie je me situe ?
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Quelques questions ciblées pour que je vous réponde avec une estimation, pas avec un questionnaire de plus.