Les droits de fichiers mal réglés sur un hébergement mutualisé
Un dossier ou un fichier trop ouvert sur un serveur partagé par des dizaines d’autres sites peut suffire à propager une infection d’un site à l’autre, sans qu’aucun mot de passe n’ait été compromis.
Ce que sont les permissions de fichiers
Chaque fichier et chaque dossier sur un serveur a des permissions qui définissent qui peut le lire, le modifier ou l’exécuter : le propriétaire du fichier, un groupe d’utilisateurs, et tous les autres utilisateurs du serveur. Ces permissions s’expriment sous forme de trois chiffres, par exemple 644 ou 755, chacun combinant les droits de lecture, d’écriture et d’exécution pour ces trois catégories.
Sur un serveur dédié à un seul site, une permission trop ouverte reste un risque, mais limité. Sur un hébergement mutualisé, plusieurs comptes clients différents partagent souvent le même serveur physique. Si les permissions de fichiers sont trop permissives, un script exécuté sous un autre compte du même serveur peut, selon la configuration de l’hébergeur, lire ou écrire dans les fichiers d’un site voisin. C’est ce qu’on appelle une compromission « cross-site » ou « cross-account » : un site négligé peut devenir la voie d’entrée vers un site parfaitement à jour hébergé juste à côté.
Les valeurs recommandées pour WordPress
La documentation officielle de WordPress recommande des dossiers en 755 (ou 750 si le serveur le permet), des fichiers en 644 (ou 640), et un cas particulier pour wp-config.php : 440 ou 400, pour empêcher les autres utilisateurs du serveur de simplement le lire, puisqu’il contient les identifiants de connexion à la base de données. Aucun dossier ne devrait jamais être en 777, y compris les dossiers d’upload, souvent laissés trop ouverts pour éviter des erreurs d’écriture lors d’un envoi de fichier.
chmod 440 wp-config.php # 644 laisse le fichier lisible par les autres comptes du serveur
Les valeurs recommandées pour PrestaShop
La documentation officielle et les guides communautaires de PrestaShop recommandent 644 pour les fichiers et 755 pour les dossiers. Certains hébergeurs demandent temporairement du 777 sur certains dossiers pendant la phase d’installation, pour que l’installateur puisse écrire sans erreur. Une fois l’installation terminée, il faut revenir à des permissions plus strictes : 775 pour les dossiers et 664 pour les fichiers au minimum, et idéalement 755 pour les dossiers et 644 pour les fichiers dès que la configuration de l’hébergeur le permet.
Comment vérifier vos propres permissions
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Se connecter en FTP ou SFTP
La plupart des clients FTP affichent une colonne de permissions à côté de chaque fichier et dossier, généralement sous la forme de trois chiffres ou d’une suite de lettres.
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Vérifier le gestionnaire de fichiers de l’hébergeur
Le panneau d’administration de l’hébergement propose en général un gestionnaire de fichiers avec les mêmes informations, sans avoir besoin d’un client FTP externe.
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Contrôler en priorité les fichiers de configuration
wp-config.php sur WordPress, ou les fichiers de configuration de la base de données sur PrestaShop, doivent être vérifiés en premier : ce sont eux qui contiennent les informations les plus sensibles.
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Demander confirmation à votre hébergeur
Un hébergeur sérieux peut confirmer si votre compte bénéficie d’une isolation entre clients sur le même serveur, ce qui réduit le risque même en cas de permission mal réglée ailleurs.
Pour aller plus loin
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Une autre faille d’origine humaine plutôt que technique.
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