Ce qu’il faut préparer avant d’ouvrir une boutique
Un projet de boutique ne bloque presque jamais sur le développement. Il bloque sur le catalogue qui n’est pas prêt, les photos inexploitables, le contrat de vente à distance qui n’a pas été demandé et le compte transporteur en cours d’ouverture. Ces quatre choses dépendent de vous ou de tiers, pas de moi.
Le catalogue, et rien d’autre, décide du calendrier
Sur les projets qui glissent, la cause est presque toujours la même : le catalogue arrive en retard, ou arrive dans un état qui interdit l’import. Un catalogue exploitable tient dans un tableau, avec une ligne par article vendable — donc une ligne par déclinaison, pas une ligne par modèle — et des colonnes stables : référence unique, désignation, description, prix, taux de TVA, poids, quantité en stock, catégorie, nom du fichier image.
La référence est la colonne la plus importante et la plus négligée. Elle doit être unique, stable dans le temps et identique dans tous vos autres outils : logiciel de gestion, étiquettes, feuilles de stock. Sans elle, toute mise à jour ultérieure du catalogue devient une réconciliation manuelle, et toute connexion à un logiciel externe devient un développement spécifique.
Deuxième piège : la description. Un descriptif recopié depuis le site du fabricant se retrouve à l’identique sur des dizaines de boutiques concurrentes. Ce n’est pas une faute sanctionnée, c’est simplement du contenu sans aucune raison d’être mieux classé que celui des autres. Vingt fiches rédigées valent mieux que mille fiches recopiées.
La liste de ce qu’on vous demandera
- Le catalogue au format tableau, une ligne par article vendable, avec des références uniques. C’est la pièce la plus longue à produire et celle qui conditionne tout le reste.
- Les images produits, en fichiers séparés, nommées d’après la référence, dans une définition supérieure à celle de l’affichage final. Une photo récupérée d’un ancien site en petite taille ne redeviendra jamais nette.
- Les informations légales de l’entreprise : dénomination, forme juridique, numéro d’immatriculation, numéro de TVA le cas échéant, et coordonnées de l’hébergeur du site.
- Les conditions générales de vente, rédigées pour votre activité et non recopiées. Elles engagent juridiquement : ce n’est pas un texte de remplissage.
- Les délais de rétractation, la politique de retour et la politique de garantie, qui doivent correspondre à ce que vous ferez réellement.
- Le contrat de vente à distance avec votre banque ou l’ouverture d’un compte chez un prestataire de paiement, avec les pièces justificatives que ces acteurs réclament.
- Les comptes transporteurs et, si vous proposez du point relais, l’adhésion au réseau correspondant. Ces ouvertures s’instruisent et ne s’accélèrent pas.
Pourquoi cet ordre-là et pas un autre
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Les tiers d’abord, parce qu’ils ne dépendent pas de vous
Paiement et transport sont les seuls éléments dont le délai vous échappe totalement. Ils se lancent en premier, le jour où le projet est décidé, et pas quand le site est prêt à les recevoir.
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Le catalogue ensuite, parce qu’il est long
Constituer un catalogue propre demande des jours de travail, souvent des semaines. Cette production peut se faire pendant que le site se construit, à condition d’avoir figé le format du tableau au démarrage.
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Les photos en parallèle, avec une règle simple
Toujours photographier plus grand que nécessaire et toujours nommer d’après la référence. Le redimensionnement est automatique ; le renommage de deux mille fichiers ne l’est pas quand personne ne sait quel fichier va avec quel produit.
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Les textes légaux avant la mise en ligne, pas après
Ce sont des pages obligatoires en vente à distance, et une partie doit être acceptée explicitement dans le tunnel. Les produire à la dernière minute, c’est les recopier ailleurs, donc les rendre inexactes.
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Le contenu éditorial en dernier, mais pas jamais
Pages de marque, guides d’achat, page « qui sommes-nous » : ce sont elles qui différencient une boutique d’un catalogue. Elles peuvent arriver après l’ouverture, à condition que quelqu’un soit chargé de les écrire.
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Un exemple de la structure attendue sur ce type de page.
Questions fréquentes
Dans quel format faut-il fournir le catalogue ?
Faut-il une photo par déclinaison ?
Combien de temps pour ouvrir un compte de paiement ?
Peut-on ouvrir avec un catalogue partiel ?
Qui fournit les mentions légales et les conditions de vente ?
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Quelques questions ciblées pour que je vous réponde avec une estimation, pas avec un questionnaire de plus.