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Refonte ou réparation : que faut-il vraiment refaire ?

Une refonte remet à zéro des choses qui marchaient. Avant de la commander, il faut savoir ce qui vous gêne réellement : dans la moitié des cas que je vois, le problème tient en trois interventions ciblées, et le budget de refonte aurait payé cinq ans de maintenance.

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Ce que « refaire le site » veut dire, en pratique

Le mot recouvre trois projets très différents, dont le prix va de un à dix. Le premier est un changement de thème : la vitrine change, le catalogue, les commandes et les adresses restent. Le deuxième est une reconstruction sur la même plateforme : nouvelle installation, nouveau thème, catalogue réimporté, adresses recalculées. Le troisième est un changement de plateforme, qui ajoute la traduction du modèle produit et la reprise de tous les modules.

Confondre les trois est l’erreur classique du devis. Un prestataire qui répond « refonte » à une demande de modernisation vend le troisième projet quand le premier suffisait. Un prestataire qui propose un simple thème là où la modélisation du catalogue est cassée vous fera repasser à la caisse dans dix-huit mois.

La question utile n’est donc pas « faut-il refaire ». C’est : qu’est-ce qui, exactement, ne peut pas être corrigé sur l’existant ? Tant que personne n’a répondu à cette question par écrit, le devis de refonte n’est pas comparable.

Ce qui ressemble à un besoin de refonte et n’en est pas un

  • « Le site est lent. » La lenteur vient presque toujours d’un module, d’une requête non indexée ou d’un hébergement sous-dimensionné. Refaire le site avec les mêmes modules sur le même serveur reproduit la lenteur à l’identique.
  • « Le design fait daté. » Un thème se change sans toucher au catalogue ni aux adresses. C’est la seule opération de cette liste qui se voit immédiatement, et c’est la moins risquée.
  • « Il n’est pas adapté au mobile. » C’est un travail de gabarit et de feuille de style, pas une reconstruction. Sauf si le thème est si ancien qu’il n’a jamais eu de version mobile du tout.
  • « On n’arrive plus à modifier quoi que ce soit. » Souvent le symptôme d’un thème modifié sans thème enfant, ou d’overrides accumulés. La correction est une remise en ordre, pas une table rase.
  • « Le référencement baisse. » Une refonte fait baisser le référencement, elle ne le remonte pas. Une chute a une cause identifiable, et elle se traite là où elle est.
  • « On veut ajouter une fonction. » Un besoin nouveau se développe sur l’existant. Refaire le site pour ajouter une fonctionnalité est le raisonnement le plus coûteux qui soit.

Les cinq cas où refaire est justifié

  1. Le modèle de catalogue est faux à la racine

    Les déclinaisons ont été créées comme des produits distincts, ou les caractéristiques servent d’attributs. Tout le reste — filtres, stock, prix, flux marchands — hérite de cette erreur. Corriger revient à réécrire le catalogue et ses adresses : c’est une refonte, autant l’assumer.

  2. La version installée n’est plus maintenue

    Plus de correctifs de sécurité, un socle PHP en fin de vie, des modules dont les éditeurs ont disparu. À partir de là, chaque mise à jour est un pari, et l’assureur du site, c’est vous.

  3. Le cœur a été modifié directement

    Des fichiers du noyau réécrits, sans dépôt de sources ni trace de ce qui a changé. Toute montée de version écrase le travail. Sur un site ancien, retrouver ces modifications coûte parfois plus que reconstruire proprement.

  4. L’activité a changé de nature

    Passage au B2B, ouverture à l’international, arrivée d’un logiciel de gestion, multiboutique. Ce ne sont pas des ajouts : ce sont des modèles de données différents, que la plateforme actuelle ne porte peut-être pas.

  5. Personne ne peut plus intervenir dessus

    Aucune documentation, aucun accès complet, un code que trois développeurs successifs ont refusé de reprendre. La refonte devient alors une décision économique, pas technique.

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Questions fréquentes

Comment savoir si mon site mérite une refonte ou une amélioration ?
Écrivez la liste de ce qui vous gêne, sans parler de solution. Puis, en face de chaque ligne, la question : est-ce corrigeable sur l’installation actuelle ? Si la majorité des réponses est oui, vous n’avez pas besoin d’une refonte, vous avez besoin d’un plan d’améliorations hiérarchisé. Si les blocages touchent le modèle de données ou une version non maintenue, la réponse penche de l’autre côté.
Peut-on refaire le design sans toucher au reste ?
Oui, et c’est souvent le meilleur rapport entre effet visible et risque. Un changement de thème ne modifie ni les adresses, ni les commandes, ni les comptes clients. Les points de vigilance sont les modules qui greffent leur affichage dans des emplacements du thème, et les personnalisations faites directement dans l’ancien thème sans thème enfant.
Une refonte fait-elle perdre du trafic à coup sûr ?
Non, mais elle en fait perdre par défaut. Le trafic se conserve si chaque ancienne adresse est redirigée vers son équivalent réel, si les contenus qui portaient les positions sont repris plutôt que raccourcis, et si le nouveau site n’est pas plus lent que l’ancien. Ces trois conditions sont du travail, donc des lignes de devis.
Faut-il en profiter pour changer de plateforme ?
Seulement si la plateforme actuelle vous empêche de faire quelque chose de précis. Changer parce qu’une autre est à la mode ajoute la traduction du modèle produit, le rachat de tous les équivalents de modules et une courbe d’apprentissage, pour un résultat que vos clients ne verront pas. La bonne raison de changer, c’est une contrainte nommée.
Combien de temps garde-t-on l’ancien site en ligne ?
L’ancien site s’arrête à la bascule, mais on garde une sauvegarde complète et fonctionnelle, base comprise, pendant plusieurs mois. Ce n’est pas de la prudence excessive : les manques se découvrent au fil des semaines — un modèle de facture, une règle de prix oubliée, un fichier client. Sans copie exploitable, ces éléments sont perdus.

Décrivez votre besoin en 1 minute

Quelques questions ciblées pour que je vous réponde avec une estimation, pas avec un questionnaire de plus.

De quel type de projet s’agit-il ?
Quelle plateforme ?
Quelle est votre échéance ?
Quel ordre de budget avez-vous en tête ? (facultatif)

Une fourchette suffit : elle sert à proposer une solution réaliste, pas à ajuster le prix.

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