Faire reprendre un site développé par quelqu’un d’autre
Reprendre un site n’est pas un acte administratif, c’est une décision technique. Avant d’accepter, je regarde trois choses : ce qui a été modifié dans le cœur du logiciel, ce qui n’est documenté nulle part, et ce qui n’est pas à votre nom. Ces trois points décident si la reprise est raisonnable, coûteuse ou déconseillée.
Ce que je lis en premier, et pourquoi
La première question n’est pas « le site fonctionne-t-il », c’est « que se passe-t-il si on le met à jour ». La réponse tient dans un endroit précis : les fichiers du cœur ont-ils été modifiés directement ?
Sur PrestaShop, l’extension propre passe par un module ou un override placé dans le répertoire prévu à cet effet. Sur WordPress, elle passe par une extension ou un thème enfant. Quand ces mécanismes ont été respectés, une montée de version est un travail prévisible. Quand du code a été écrit dans les fichiers d’origine, chaque mise à jour écrase le travail, et personne ne sait ce qui a disparu — parce que rien ne le note.
Vient ensuite la question des traces : existe-t-il un dépôt de sources, un environnement de test, une note quelconque expliquant pourquoi telle chose a été faite ? Un site sans historique ne se modifie pas, il s’explore. Cette exploration est du temps facturé qui ne produit rien de visible, et c’est la partie que les clients ont le plus de mal à accepter — à juste titre, puisqu’ils la paient sans l’avoir causée.
Ce que je vérifie avant de chiffrer quoi que ce soit
- Les fichiers du cœur, comparés à une installation de référence de la même version. C’est ce qui révèle les modifications directes, y compris celles que personne n’a mentionnées.
- Le parc de modules et d’extensions : lesquels sont actifs, lesquels sont abandonnés par leur éditeur, lesquels ont été modifiés après installation.
- L’existence d’un dépôt de sources et d’un environnement de préproduction. Sans eux, toute modification se fait directement en production, ce que je refuse sur une boutique qui vend.
- Les sauvegardes : leur existence, leur fréquence, et surtout la preuve qu’une restauration a déjà été réalisée. Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde.
- La version de PHP et celle de la plateforme, pour savoir si l’on travaille sur une base encore corrigée ou sur un socle abandonné.
- Les accès : qui détient le domaine, l’hébergement, le backoffice, les comptes de paiement et les comptes transporteurs. C’est le point qui réserve le plus de mauvaises surprises.
- Les tâches planifiées et les connexions vers l’extérieur, souvent invisibles dans l’interface et pourtant vitales : synchronisations, exports comptables, flux marchands.
Comment se déroule une reprise
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Sauvegarder avant de toucher à quoi que ce soit
Fichiers et base, copie récupérée hors du serveur d’origine, restauration vérifiée sur un environnement séparé. Tant que cette copie n’existe pas et ne fonctionne pas, aucune intervention ne commence.
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Reproduire le site hors production
Une copie de travail où l’on peut casser sans conséquence. C’est là que se fait l’exploration, pas sur la boutique qui encaisse. Sans cet environnement, la reprise se transforme en série d’incidents en direct.
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Cartographier ce qui a été modifié
Comparaison avec une installation de référence, inventaire des overrides, liste des modules non standards. Le résultat est un document qui vous appartient, y compris si vous décidez ensuite de travailler avec quelqu’un d’autre.
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Rétablir la propriété des accès
Domaine et hébergement à votre nom, comptes administrateurs recréés, anciens comptes désactivés, clés et jetons d’interface renouvelés. Cette étape est indépendante de la technique et elle est prioritaire.
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Décider ensuite, chiffres en main
Reprendre, remettre en ordre progressivement, ou reconstruire. Cette décision se prend après l’audit, pas avant — et parfois la réponse honnête est de ne pas reprendre.
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Override ou module PrestaShop
Le critère technique qui distingue une extension propre d’une bombe à retardement.
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Audit du parc de modules
L’inventaire détaillé des modules installés, actifs, abandonnés ou modifiés.
Questions fréquentes
Faut-il tout refaire quand on change de prestataire ?
Combien coûte l’audit d’entrée ?
Peut-on reprendre un site sans le code source d’origine ?
Que faire si l’ancien prestataire garde des accès ?
Faites-vous de la maintenance sur un site que vous n’avez pas construit ?
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Quelques questions ciblées pour que je vous réponde avec une estimation, pas avec un questionnaire de plus.