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Audit du parc de modules d’une boutique

Une boutique de quelques années accumule des modules installés pour une opération ponctuelle, remplacés sans être retirés, ou hérités d’un prestataire précédent. L’audit consiste à établir la liste réelle de ce qui tourne, de ce que ça coûte, et de ce qui peut partir.

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Pourquoi cet inventaire n’existe presque jamais

Personne ne tient la liste des modules d’une boutique, parce que chacun a été ajouté pour une bonne raison à un moment donné, et que cette raison n’est écrite nulle part. Deux ans plus tard, plus personne ne sait si le module de bandeau promotionnel sert encore, ni pourquoi il y a trois modules de statistiques.

Ce flou a un coût direct. Il empêche de décider ce qu’on met à jour, il rend chaque montée de version plus risquée qu’elle ne devrait l’être, et il fait porter le diagnostic de chaque panne sur l’ensemble du parc plutôt que sur un suspect identifié. L’audit ne répare rien par lui-même : il rend les décisions suivantes possibles.

Ce que je regarde, module par module

  1. Ce qu’il fait, et s’il sert encore

    Je croise sa fonction avec l’usage réel : un module d’avis qui n’a rien enregistré depuis un an, un comparateur jamais utilisé, un module d’opération saisonnière laissé actif toute l’année.

  2. Son état de maintenance

    Date de la dernière version, versions de la plateforme et de PHP supportées, existence d’un éditeur joignable. C’est ce qui distingue un module vieux d’un module abandonné.

  3. Son coût à l’exécution

    Requêtes ajoutées par page, ressources chargées, appels vers des services extérieurs pendant l’affichage. Mesuré, pas estimé.

  4. Son emprise sur le reste

    Surcharges de classes du cœur, tables créées, gabarits recopiés, tâches planifiées. C’est ce qui détermine la difficulté de le retirer plus tard.

Ce que je remets à la fin

Une liste, classée par décision plutôt que par ordre alphabétique : ce qui peut être retiré sans conséquence, ce qui doit être mis à jour rapidement, ce qui doit être remplacé parce que son éditeur ne suit plus, et ce qui reste tel quel. Pour chaque module concerné, j’indique ce qu’il faut vérifier avant de le toucher et ce qui risque de casser.

J’y ajoute deux choses qui n’étaient pas demandées mais qui sortent toujours d’un audit : les traces de modules déjà supprimés qui restent en base, et les modules installés en double sous des noms différents pour la même fonction. Ces deux points expliquent une part importante des lenteurs et des conflits constatés ensuite.

L’audit est un travail de lecture et de mesure, pas d’intervention. Je ne retire rien pendant l’audit : la boutique reste exactement dans l’état où elle était, et les décisions se prennent après, avec la liste sous les yeux.

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  • 3 plateformes : PrestaShop, WooCommerce, Shopify
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Questions fréquentes

L’audit nécessite-t-il un accès complet à la boutique ?
Un accès en lecture au serveur et à la base, plus un accès administrateur, suffisent. Je n’ai pas besoin de modifier quoi que ce soit pour établir l’inventaire, et je ne le fais pas pendant cette phase.
Combien de modules faut-il pour que ça vaille la peine ?
La question n’est pas le nombre mais l’ancienneté et le nombre de mains passées dessus. Une boutique reprise à un prestataire précédent justifie un audit même avec peu de modules, parce que personne ne sait ce qu’ils font.
L’audit inclut-il le thème ?
Je le regarde, parce qu’un thème recopie souvent des gabarits de modules et qu’il produit exactement les mêmes symptômes. Mais l’examen complet d’un thème est un travail distinct.
Que se passe-t-il si un module est encodé et illisible ?
Je le signale comme tel dans la liste, avec ce que cela implique : ni correction ni adaptation possible, et un remplacement à prévoir si son éditeur cesse de suivre. C’est une information de décision, pas un échec de l’audit.