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Créer une boutique PrestaShop

PrestaShop est fait pour un catalogue qui a de la structure. Déclinaisons croisées, prix par groupe client, transporteurs multiples, plusieurs taux de TVA, plusieurs boutiques sur une même base : tout cela existe sans rien installer. En contrepartie, c’est un logiciel que vous hébergez, que vous mettez à jour et dont vous portez la sécurité.

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Ce qui est déjà là, et qu’on paie ailleurs

La valeur de PrestaShop — que la plupart des marchands appellent simplement « presta » — se trouve dans son modèle produit. Un produit porte des attributs, leurs combinaisons deviennent des déclinaisons stockées dans ps_product_attribute, chacune avec sa référence, son stock, son poids et son écart de prix. Un catalogue de textile avec dix coloris et douze tailles se saisit sans extension, et les images se rattachent à un coloris plutôt qu’au produit entier.

Vient ensuite la tarification. Les groupes clients, les prix spécifiques par client ou par quantité et les règles panier couvrent presque tous les cas de vente professionnelle sans développement. Puis la logistique : zones, tranches de poids ou de prix, transporteurs multiples, points relais via module. Puis la fiscalité : plusieurs taux, règles par pays, affichage hors taxes ou toutes taxes selon le groupe.

Enfin le multiboutique : plusieurs vitrines, plusieurs domaines, un seul catalogue et un seul backoffice. C’est la fonction la plus sous-estimée au moment du choix, et celle qui coûte le plus cher à reconstituer ailleurs.

Ce que PrestaShop ne donne pas gratuitement

  • L’hébergement. Un mutualisé d’entrée de gamme, y compris chez OVH, tient une vitrine mais pas un back-office qui indexe, régénère les vignettes et exporte. Il faut de la mémoire PHP, un vrai temps d’exécution et un serveur de base de données qui ne soit pas partagé avec trois cents voisins.
  • Le thème. Le thème par défaut est une base de travail, pas une identité. Soit vous achetez un thème du marché et vous acceptez ses choix, soit vous faites développer, et c’est la ligne la plus variable du devis.
  • Les modules de paiement et de transport. La plupart des passerelles françaises fournissent un module officiel gratuit, mais les points relais, les étiquettes et les retours passent souvent par du payant, avec un abonnement annuel.
  • Les mises à jour. Chaque montée de version majeure retouche le thème et les modules. C’est prévisible et c’est chiffrable, mais ce n’est jamais nul.
  • La sécurité. Le dossier d’administration doit être renommé, le répertoire d’installation supprimé, les droits de fichiers resserrés et les correctifs appliqués. Personne ne le fait à votre place.
  • La reprise du catalogue existant, si vous en avez un. C’est presque toujours la ligne la plus lourde, très loin devant l’apparence.

Comment je monte une boutique PrestaShop

  1. Fixer le socle avant d’installer

    Version de PrestaShop, version de PHP, moteur de base de données, taille du catalogue attendue à trois ans. Une installation faite sur une version de PHP en fin de vie devra être refaite dans l’année ; autant partir du bon côté.

  2. Modéliser le catalogue avant de saisir

    Ce qui est attribut, ce qui est caractéristique, ce qui est produit distinct. Se tromper ici est la seule erreur vraiment coûteuse : reconstruire les déclinaisons d’un catalogue déjà saisi et déjà indexé se paie deux fois.

  3. Importer plutôt que ressaisir

    Un catalogue sérieux arrive par fichier, avec ses références, ses stocks, ses prix et ses images. Je prépare l’import, je le passe sur un jeu réduit, je vérifie les déclinaisons et les URL générées, puis je passe le volume complet.

  4. Brancher paiement et transport tôt

    Ce sont les deux points qui dépendent de tiers. Un contrat de vente à distance et un compte transporteur s’instruisent en semaines. Je les branche en test dès que les comptes existent, pas la veille de l’ouverture.

  5. Verrouiller avant d’ouvrir

    Renommage du dossier d’administration, suppression du répertoire d’installation, mode debug désactivé, sauvegardes automatiques vérifiées par une restauration réelle, et pages légales en ligne.

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Questions fréquentes

Quelle version de PrestaShop faut-il choisir pour une nouvelle boutique ?
La dernière branche stable, jamais une version en fin de support. Ouvrir aujourd’hui sur une 1.6 ou une 1.7 ancienne revient à programmer une migration payante à court terme, avec des modules qui ne suivront pas. Le seul argument valable en faveur d’une version plus ancienne serait un module indispensable qui n’existe que là — et il faut alors vérifier que son éditeur est encore actif.
Un hébergement mutualisé suffit-il pour démarrer ?
Pour une boutique de démarrage à faible trafic, souvent oui, à condition de vérifier trois choses : la mémoire allouée à PHP, le temps maximal d’exécution, et la possibilité de lancer des tâches planifiées. C’est le back-office qui sature en premier, pas la vitrine. Une régénération de vignettes ou un import de catalogue est ce qui révèle les limites.
Faut-il acheter un thème ou en faire développer un ?
Un thème du marché coûte quelques dizaines à quelques centaines d’euros et vous impose ses choix ; un thème développé coûte plusieurs jours. Le vrai critère n’est pas esthétique : c’est le nombre de pages que vous devrez faire sortir de son modèle. Si vous savez déjà que la page produit devra être réécrite, l’économie du thème acheté est fictive.
Combien de produits PrestaShop peut-il gérer ?
Le nombre de produits n’est pas la bonne unité : c’est le nombre de déclinaisons et le nombre de filtres actifs qui font le poids. Un catalogue de quelques milliers de références tient sans difficulté sur un serveur correct ; le même catalogue avec des dizaines de déclinaisons par produit et une navigation à facettes ouverte sur tous les attributs demande de l’indexation et du cache.
Peut-on créer la boutique soi-même et vous appeler ensuite ?
Oui, et c’est un scénario fréquent. Le point à surveiller est la modélisation du catalogue : si les déclinaisons ont été créées comme des produits distincts, la correction ultérieure touche les URL, donc le référencement. Faites relire ce point avant de saisir mille fiches, c’est une demi-journée qui en économise plusieurs.

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Quelques questions ciblées pour que je vous réponde avec une estimation, pas avec un questionnaire de plus.

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Quel est l’état actuel de la boutique ?
Le thème est-il un thème du marché ou sur mesure ? (facultatif)

Un thème très modifié change la façon d’intervenir sans rien casser.

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