Mon antivirus ou mon navigateur bloque mon propre site
Chrome affiche un écran rouge « ce site est dangereux », ou l’antivirus de vos visiteurs coupe l’accès à votre boutique : ce n’est pas une erreur de Google, c’est une base de données de sites compromis qui contient désormais le vôtre.
Les formes que prend le blocage
- Un écran rouge plein écran dans Chrome, Firefox ou Edge avec la mention « Site dangereux » ou « Trompeur » avant tout accès à la page
- Un antivirus grand public (Norton, Avast, Kaspersky, Bitdefender) coupe la connexion ou affiche une alerte au moment de charger le site
- Le site apparaît accessible pour vous en interne, mais des clients signalent un blocage total, souvent depuis des réseaux ou des postes différents des vôtres
- Google Search Console affiche un message de sécurité concernant du contenu piraté ou trompeur détecté sur le site
- Une recherche du nom de votre boutique dans Google affiche la mention « Ce site peut être piraté » directement sous le résultat
Comment un site atterrit sur une liste noire
Les avertissements affichés par les navigateurs et par les antivirus grand public reposent sur des listes noires partagées, la plus connue étant Google Safe Browsing. Un site y figure automatiquement dès qu’un robot d’exploration de Google détecte, lors d’un scan automatisé, du code malveillant ou une redirection suspecte sur l’une de ses pages. Ce n’est pas une décision manuelle prise contre un marchand en particulier : c’est un scan qui a trouvé un signal correspondant à un piratage connu, et l’inscription se fait de façon automatique.
Les autres navigateurs et la plupart des antivirus grand public consultent cette même liste, ou des listes équivalentes construites sur un principe identique, ce qui explique pourquoi le blocage apparaît souvent simultanément sur plusieurs outils différents utilisés par des visiteurs distincts.
Une cause très fréquente de ce type de détection est un composant obsolète. Selon le rapport 2023 de Sucuri sur les sites compromis (Hacked Website & Malware Threat Report), 39,1 % des applications de gestion de contenu infectées étaient obsolètes au moment de l’infection : une minorité, donc, mais une part assez large pour en faire le premier point à vérifier. Une extension, un thème ou une version de cœur du CMS laissés sans mise à jour restent une porte d’entrée courante.
La démarche pour faire lever l’avertissement
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Confirmer l’inscription sur liste noire
Google Search Console, section « Problèmes de sécurité », indique si Google a détecté un problème sur le site et donne un aperçu du type de contenu signalé.
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Nettoyer la cause réelle avant de demander un réexamen
Une demande de retrait envoyée avant que la cause ne soit corrigée est rejetée, ou pire, le site est re-signalé peu après si l’infection est toujours active.
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Vérifier l’ensemble des pages, pas seulement la page d’accueil
Le scan automatisé peut avoir détecté un problème sur une page profonde du site, invisible depuis la page d’accueil et donc facile à manquer lors d’une vérification rapide.
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Soumettre une demande de réexamen
Une fois le nettoyage confirmé, la demande se fait directement depuis Google Search Console. Elle déclenche un nouveau passage du robot de Google, qui décide ensuite de retirer ou non l’avertissement.
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